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La Justice devrait être en mesure de distinguer
les différents types de conflits qui se mettent en place et prendre
les mesures les plus adéquates. Pour être à même de remplir cette
mission, elle devrait disposer de " nouveaux " outils.
Pour ce faire les parents en désaccord devraien
être reçus dés le début de la séparation par une personne clef
(dans le cadre d'un organisme en aval du système judiciaire).
Dans un premier temps, cette personne expliquera aux parents succinctement
l'environnement judiciaire dans lequel ils se trouvent, et les
préviendra des conséquences probables de tel ou tel choix dans
la manière d'aborder le conflit.
Dans un deuxième temps, l'entretien devra aboutir
à un décodage du désaccord , c'est-à-dire de l'état de capacité
et de volonté des deux parents à trouver un accord. Les parties
seront invitées ou aidées à se positionner dans une des quatre
catégories. Cette partie du travail est " publique ". La justice
pourra prendre connaissance du positionnement de chaque parent.
Si un parent, par exemple, refuse, explicitement ou implicitement
une place à l'autre parent, cela sera indiqué dans un rapport.
Cette approche est profondément apaisante. Elle n'est pas conflictogène.
Elle est conflictofuge.
Le " médiateur décodeur " , ce sera par exemple
le nom de cette personne clef, n'est pas un médiateur entre deux
parties. Il est le médiateur entre trois parties, chaque parent,
et la paix parentale demandée par la société. Il doit donc aider
à faire passer l'information entre les trois parties (deux personnes
physique et une personne morale), et non uniquement entre deux,
ce qui est le cas actuellement de la médiation familiale.
A deux l'escalade et/ou le sabotage est un mode
fréquent de communication. A trois, il est essentiel de ne pas
se retrouver en minorité. Comme l'Etat doit être le garant de
la paix sociale, pour pouvoir ne pas être en minorité, chaque
parent aura tout intérêt à se montrer de bonne composition.
Le médiateur décodeur doit en effet communiquer
aux parents que l'Etat ne veut pas d'un conflit qui s'éternise.
Le décodage réalisé, le médiateur décodeur orientera les parties
vers les institutions les plus aptes à les aider (juge, aide psychologique
aide technique de résolution de conflits, aide comptable …) .
Il aura à sa disposition une " boîte à outils " ( connaissances
psychologiques, sociologiques, d'écoute, juridiques, financières…)
la plus complète possible.
Le médiateur ne jugera jamais, il ne peut que constater
et relater. Il ne fera que communiquer aux différentes parties
(la mère, le père et l'Etat) l'état de capacité et de volonté
de chaque partie (l'Etat est censé, par définition vouloir que
le conflit s'arrange : cela est inscrit dans la Constitution).
La décision finale du choix d'approche du conflit
restera personnelle, mais, chaque parent aura dévoilé son jeu,
le juge sera au courant de la volonté et de la capacité de chaque
parent, il pourra balayer plus rapidement les arguments de mauvaise
foi, les fausses accusations … et donc se consacrer davantage
à son métier : juger en connaissance de cause, avec plus d'objectivité
et d'impartialité, dans le respect objectif de l'intérêt de l'enfant.
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