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Lorsque des parents décident de faire appel
à une médiation, le médiateur "décodeur"
doit pouvoir se situer dans une des 4 situations suivantes.
Les parents qui ont tous
deux la volonté et la capacité de trouver un accord
Dans ce cas, les parents pourront trouver l'accord
convenant le mieux à leur enfant. La Justice devrait ne pas intervenir.
Le médiateur offrira aux parties quelques conseils pour
améliorer les accords.
Ceux qui ont tous deux
la volonté mais où au moins un des deux n'a pas la capacité
C'est le cas de figure où le médiateur
est le tiers le plus approprié pour aider les parents à
trouver un accord. Il devra mettre tout son art au service des
parties pour éviter les dérapages. Le juge doit
être ici particulièrement prudent. Nous sommes dans
le cas où les malentendus peuvent rapidement aboutir au
conflit entre les parents alors que fondamentalement ills ne le
désiraient pas.
Ceux qui ont tous deux
la capacité mais dont au moins un des deux n'a pas la volonté
Dans ce cas de figure, on peut assez souvent parler
de " sabotage " intentionnel d'un parent afin de ne pas trouver
un accord. Cette situation peut débouchera sur une grande tension
entre les parents : le conflit s'installe et aura tendance à perdurer
pendant de nombreuses années. Confronté à ce genre de situations,
la Justice répond souvent de manière inefficace : conclusion typique,
les procédures judiciaires et para-judiciaires (expertises, etc.)
se multiplient et s'éternisent. Dans ce cas, le lien d'un des
deux parents (le moins fort des deux financièrement, socialement
ou juridiquement parlant) à son enfant va plus que probablement
se dissoudre. Le médiateur doit dénoncer cette situation
et arrêter tout de suite la médiation en indiquant
à la partie qui n'a pas la volonté qu'une médiation
est impossible sans un minimum de bonne foi. Idéalement,
cet état de fait doit être rapporté au juge.
Seul un juge pourra résoudre le conflit, mais malheureusement,
peu de juges disposent de moyens pour démasquer la parent
manipulateur. Une expertise du processus devrait être mise
en place. L'idéal est de filmer les séances afin
de mieux analyser la manipulation d'un ou des deux parents.
Deux sous-catégories
fréquentes se produisent.
· Si le parent " saboteur " est une mère, elle aura
aujourd'hui généralement gain de cause car la pression sociale
est la plus forte (la mère est considérée historiquement comme
plus compétente que le père pour s'occuper des enfants) Elle ne
devra rendre des comptes devant la Justice que très rarement,
même si les conséquences de ses actes sont négatifs pour l'intérêt
de l'enfant. Cette situation peut amener le père à une démission
partielle, voire complète.
· Si le parent " saboteur " est un père, la justice
s'en rendra compte assez vite. Il sera écarté de la vie de ses
enfants et de nombreux moyens seront mis en place pour l'empêcher
d'avoir un contact destructeur avec ceux-ci.
Les parents qui n'ont
ni la capacité ni la volonté
La Justice se rendra compte du non désir d'au moins
un des parent de conclure un accord et prendra des mesures qui
répondront rarement aux demandes des deux parties. Cette situation
est en fait assez rare. Elle cumule tous les defauts de la situation
précédente. Un médiateur n'a aucun rôle
à jouer dans cette situation. Il sera en effet d'office
manipulé par l'une ou l'autre des parties. Il doit arrêter
le plus vite son intervention en précisant aux deux parties
son évaluation de la situation.
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